|
A vos agendas !
Action Coup de balai Bienvenue Commission consultative Contacts - liens Diverses rencontres Entretien à coeur ouvert ! Population étrangère Pour faire un don Préambule Prix Projets d’activités Réseaux Tribune Libre
Tribune Libre
Je suis la « pauvreté », ouvrez moi ! Une statistique récente conduite par les autorités bernoises laisse pantois, plus de nonante mille personnes domiciliées dans ce canton sont considérées comme pauvres ou au seuil de la pauvreté. Il est précisé notamment qu’un enfant sur dix figure sur cette « liste noire ». Au-delà des chiffres, ce résultat confirme une aggravation nette de la situation sociale des citoyennes et citoyens de ce pays, un phénomène qui va d’ailleurs de cesse d’empirer. Effet de surprise, effet de tristesse aussi, car la majorité de ces personnes souffrent non seulement d’un manque de vivre, elles sont aussi rejetées au banc de la société. Si certaines ne méritent aucune compassion ( !), la grande majorité oui, souvent victimes qu’elles sont d’un système qui fait la part belle à « son soi d’abord ». Epoque de cadeaux et de lumières de Noël, cette information des autorités bernoises tombe à pic. Elle rappelle que « notre » Monde, à aller toujours plus vite, en oublie l’essentiel, l’humanité et la solidarité. Seuls celles et ceux qui ont du cœur peuvent le comprendre, ils sont encore heureusement majoritaires, mais pour combien de temps ? Claude Vauthey (CV) www.suetmo.ch Requérants d’asile, l’exemple de Vallorbe... Les médias ont commenté il y a peu « un accord » signé entre la Confédération, le Canton de Vaud et Vallorbe sur le nombre de requérants d’asile « autorisé » dans cette commune.
« Sauf circonstances exceptionnelles, ils ne seront plus que cent-huitante en moyenne dès le mois d’avril », est-il notamment relaté. Soit une diminution annoncée de quelque 20%.
Il est ajouté que « ces mesures visent à améliorer la cohabitation » avec la population locale. Tout est donc réglé, circulez, il n’y a plus rien à voir ( !).
Or, une diminution des requérants, fût-elle importante, ne réglera rien du tout si elle n’est pas liée à des mesures d’accompagnement. Attendons pour juger, tout dépendra des moyens mis à disposition, humains comme financiers.
Plus généralement, force est de constater que cette dégradation n’est pas fruit d’un hasard. Elle est la résultante à nouveau d’un manque frappant de concertation entre les acteurs de tous échelons.
Nous ne disons pas que c’est la panacée, mais, bon dieu !, si les « gens » se préoccupaient un peu plus de « l’autre », avec réciprocité et sans artifice, cela irait mieux, à n’en pas douter. Des exemples a contrario en témoignent.
Tout ceci est hallucinant et montre plus généralement un manque d’ouverture dans les deux sens. La Suisse d’aujourd’hui n’est pas celle de hier, quant au requérant, il ne doit pas vivre en autarcie.
Sur ce dernier point, le Grand conseil vaudois l’a bien compris. Comment voulez-vous que ces personnes « déracinées » vivent quelque peu si nous les cantonnons dans une « oisiveté entretenue ». Laissons les travailler !, qu’ils se sentent considérés et appréciés d’abord, qu’ensuite ils comprennent qu’un sou gagné c’est déjà un sou difficilement acquis (...).
Hier Bex, aujourd’hui Vallorbe, puissent ces cas malheureux servir d’exemples à éviter toute récidive. Les remèdes existent, encore faut-il y croire et accepter d’en payer le prix, un rappel ici.
" Un Groupe suisses-étrangers, une chance ? " La période de réflexion passée, deux mois après le "tremblement de terre" provoqué par les votations du "24 septembre", il est temps de se demander "pourquoi des associations suisses-étrangers, sont-elles utiles ou pas ?".
Il apparaît d’ailleurs que cette question va se poser prochainement avec plus d’acuité encore puisque le Grand Conseil doit décider de l’introduction ou pas d’une Loi vaudoise sur l’intégration....
Cette norme légale, si elle est acceptée, "contraindra" notamment les communes de ce canton (toutes...) à s’engager plus dans ce processus de relations "suisses-étrangers", à favoriser aussi l’accueil et le suivi des migrants.
Donc, il faudra bien que le Politique trouve des solutions pratiques pour répondre à l’attente du Législateur. Et lorsque nous savons que pas plus d’une dizaine d’associations de ce type "suisses-étrangers" existent dans le canton, nous imaginons déjà plus d’une autorités locales à se demander "ils font comment ailleurs ?".
Nous en appelons donc à toutes et tous à mieux défendre encore un tel concept, les édiles comme la population, les communautés étrangères aussi à éviter un "communautarisme" qui n’apporte rien si ce n’est des crispations et des divisions.Et, à celles et ceux qui l’ignorent, il faut rappeler qu’une telle institution est bien plus nécessaire et complémentaire qu’il n’y paraît de prim’abord. En effet, cette partie immergée de l’iceberg est souvent mal connue, elle qui tend pourtant à relayer des informations, rechercher des solutions conciliatoires, "calmer le jeu" en moult circonstances, trouver des moyens à favoriser l’accueil, animer avec chaque fois le but de mieux vivre ensemble !
Il est donc bien de "retaper sur le clou" et se rappeler la chance d’avoir une telle structure dans une région à tant de mélange de nationalités, même si nous savons que nous nous adressons à une majorité de convaincus. "La Journée du bénévolat..." Il est devenu tradition de ce pays d’organiser une fois l’an une "Journée du bénévolat" dont l’éclat reste à prouver. Le saviez-vous ?...
Une telle initiative n’aurait jamais effleuré l’esprit de nos ancêtres. Au contraire, elle aurait soulevé l’irritation et l’incompréhension, tant il était normal en son temps de faire preuve de dévouement collectif.
Mais voilà, a contrario, ce début de XXIème siècle, "on" est obligé d’instituer une " Journée du bénévolat", quelle tristesse ! Evolution des temps, "Internet" et individualisme ambiant sont certainement quelques-unes des causes de ce désengagement.
Quant à nous et plutôt que d’inventer un "truc nouveau", nous préférons simplement dire "merci" aux anonymes qui d’une manière ou d’une autre investissent beaucoup de leur "temps mignon" pour "nous faire plaisir". Il en reste fort heureusement.
Ces actes collectifs sont très importants et font qu’une "société" (=réunion d’individus) vive, en permettant de passer ensemble des moments agréables et conviviaux.
En ce temps de fin d’année, il n’est pas vain de vous (aux concernés !) faire ce "cadeau", à vous qui avez compris que l’homme s’enrichit d’abord par "l’autre".
Si ce bon voeu vous vient du Groupe suisses-étrangers de Moudon et région, ce n’est pas anodin. C’est bien la preuve qu’au-delà des différences,
il est toujours possible de s’apprécier, encore faut-il le croire et le vivre.
En conclusion et si cette "journée du bénévolat" parvient, à notre grande surprise ( !), à susciter des vocations nouvelles, alors notre propos aura été inutile, mais jusqu’à preuve du contraire... L’intégration, c’est d’abord connaître l’autre... En ces temps de Fêtes (...) et d’examen par le Législatif vaudois d’une norme légale sur
l’intégration, nous sommes toujours plus surpris du manque de chaleur des relations qui existent entre partie des citoyens suisses et étrangers.
Notre avis pourrait d’ailleurs s’appliquer de façon plus limitative de "suisse à suisse" comme
"d’étranger à étranger", mais là n’est pas notre propos.
En des temps où "l’on" n’arrête pas de nous "casser les oreilles" sur l’importance de
l’information, nous constatons un manque cruel de dialogue entre individus dits de "bonne volonté", c’est effarant.
Et nous le répétons, ceci est une vérité, cruelle certes à lire, mais elle est !
Nos contradicteurs existent, nous le savons, mais alors ne sont-ils pas victimes (ou complices ?) du "croire que tout va bien", une vision subjective "vue d’en haut" et que
"l’expérience terrain" contredit vite...
Dans ce sens-là, nous pensons que la "tiédeur" que certains députés vaudois portent à l’examen de ce texte pourtant important qu’est la Loi sur l’intégration est regrettable.
Que des barrières soient imposées, bravo !, mais de grâce, oublions les prochaines échéances électorales (...) et sachons donner un signe fort, qu’enfin ce canton soit doté d’une Loi sur l’intégration digne de ce nom, et non pas d’un texte "peau de chagrin" à la Balzac qui ne fera que des déçus.
La Suisse, le canton de Vaud, sont des Etats d’ouverture, ils doivent le rester et le montrer, sous certaines conditions il est vrai.
Après la "douche froide" de la votation du 24 septembre, ayons le courage de favoriser une intégration vraie, avec des moyens financiers à la hauteur de nos ambitions.
Parler dans ce domaine d’économie, c’est tout simplement faire affront à tous ces acteurs qui apportent une contribution, souvent anonyme, à l’ouverture, la construction de l’avenir de ce pays.
Donc oui à une loi cadre mais forte et bien ficelée !
Il serait bien d’y songer encore plus en ce temps de fin d’année et d’espérer que le deuxième
débat sur ce projet devant le Grand Conseil sera moins "méfiant". |
![]() |